Pour les personnes vivant avec un trouble
mental – Soutenez le projet de loi C-218
Au Canada, de nouvelles lois entreront en vigueur l’année prochaine. À compter du 17 mars 2027, les personnes souffrant uniquement d’un trouble mental pourront demander l’aide médicale à mourir (AMM).
Et ce, même si des années d’études ont démontré que :
Les idées suicidaires peuvent être des symptômes d’une maladie ;
Le rétablissement est possible avec un traitement et un soutien appropriés ;
Des lacunes subsistent dans les soins - certaines personnes peuvent vouloir mourir parce qu’elles n’ont pas accès à l’aide dont elles ont besoin ;
Les personnes les plus vulnérables courent un risque accru : la pauvreté, l’abandon et le handicap peuvent les entraîner vers le désespoir.
Contactez votre député fédéral pour lui demander de s’opposer à l’élargissement de l’aide médicale à mourir aux personnes souffrant de troubles mentaux et d’appuyer le projet de Loi C-218 - Loi modifiant le Code criminel (aide médicale à mourir); « Loi sur le droit de se rétablir ».
Si vous ou une personne de votre entourage êtes en danger immédiat, vivez une crise de santé mentale ou avec des idées suicidaires, appelez ou textez le 9-8-8 sans tarder (service offert 24 h sur 24, 7 jours sur 7, au Canada et aux États-Unis) pour parler à du personnel qualifié en intervention de crise.
Le temps presse – il faut agir !
Nous prévoyons un vote sur cette loi dans le courant du mois d’avril 2026. Alors, contactez votre député dès aujourd’hui.
Il est fort probable que vous ayez dans votre entourage une personne atteinte d’une maladie mentale : celle-ci touche chaque année un Canadien sur cinq. Notre responsabilité est d’offrir des soins, de l’espoir et une protection – pas la mort.
Le projet de loi C-218, la Loi sur le droit de se rétablir, propose deux modifications au Code criminel :
Ériger en infraction criminelle le fait de fournir une aide médicale à mourir à une personne dont la seule condition sous-jacente est une maladie mentale ;
Modifier le Code criminel afin qu’un trouble de santé mentale ne soit pas considéré comme un « problème de santé grave et irrémédiable » lorsqu’il s’agit de la seule affection sous-jacente. En d’autres termes, le simple fait qu’une personne reçoive un diagnostic de trouble de santé mentale ne la rendrait pas admissible à l’aide médicale à mourir.
Nous invitons les députés de tous les partis à dépasser les clivages partisans et à répondre à l’appel de détresse lancé par tant de personnes de leurs communautés qui ont désespérément besoin d’aide après avoir reçu un diagnostic de maladie mentale.
Pourquoi appuyer le projet de loi C-218,
la Loi sur le droit de se rétablir ?
Le devoir éthique de protéger la vie dans les situations de crise. Les crises de santé mentale sont souvent temporaires. La société a la responsabilité d’offrir des soins, de l’espoir et une protection – pas une solution permanente à une souffrance temporaire.
L’aide médicale à mourir (AMM) va à l’encontre des efforts de prévention du suicide. En autorisant l’AMM pour les maladies mentales, le Canada envoie un message contradictoire, alors qu’il investit dans la prévention du suicide et le soutien en situation de crise.
Une évolution potentielle au fil du temps. De nombreux Canadiens et Canadiennes s’inquiètent du fait que les critères d’admissibilité et les mesures de protection pourraient progressivement s’affaiblir, élargissant ainsi l’accès à l’AMM au-delà de ce qui était initialement prévu.
Il est impossible de déterminer avec certitude si une maladie mentale est « irrémédiable ». Il n’existe pas de consensus médical sur le moment où un trouble mental est véritablement inguérissable, ce qui rend extrêmement difficile toute évaluation précise et éthique.
Quelques données sur la maladie mentale au Canada
Chaque année, environ 4 000 Canadiens décèdent à la suite d’un suicide, ce qui représente en moyenne près de 11 suicides par jour.
Chaque année, 1 personne sur 5 au Canada fait face à une maladie mentale.
À l’âge de 40 ans, 1 Canadien sur 2 souffre ou a déjà souffert d’une maladie mentale.
39% des élèves du secondaire en Ontario déclarent ressentir un niveau de détresse psychologique allant de modéré à grave (symptômes d’anxiété ou de dépression).
Les maladies mentales et les troubles liés à l’usage de substances représentent la principale cause d’invalidité au Canada.
(source : https://www.camh.ca/fr/)